Nils Tavernier a suivi pendant 3 mois les danseurs du corps de ballet de l’Opéra de Paris dans leur quotidien. On assiste aux répétitions, on se promène dans les coulisses. On
partage l’émotion des danseurs et on constate l’intensité de l’effort fourni. La caméra sait se faire discrète, elle se fond dans le mouvement pour mieux saisir l’instant.
Le film alterne les répétitions avec les courts extraits de spectacles et les interviews. Au gré de celles-ci, tous les danseurs comme les professeurs affirment le haut degré d’exigence que
réclame le métier et l’accomplissement qu’il y trouve. Aucun ne cache non plus les contraintes et les pesanteurs du système. Les danseurs sont répartis dans quatre catégories qui forment la
hiérarchie (quadrille, coryphé, premier danseur et danseur etoile). Très tôt, dés l’école de danse, les élèves sont soumis à un entraînement intense (en plus de la scolarité normale). La
carrière est une compétition permanente avec un concours annuel (sauf pour les étoiles). Le réalisateur malicieux glisse quelques questions délicates : comment vivre la retraite ? Une
danseuse peut elle avoir des enfants ?
Dans ce portrait de groupe, le réalisateur ménage quelques brèves pauses comme pour laisser le spectateur souffler, suspendre l’agitation et le temps. Le rythme du film est en effet régulièrement
interrompu par de brefs arrêts sur des photos noir et blanc. Le documentaire fournit en plus quelques informations ponctuelles sur la danse au sein de l’Opéra national (l’age de la
retraite 40 ou 45 ans, le salaire, le nombre de spectacles 150 par an…..).
UN COUP DE COEUR
Ce DVD rassemble une série de cinq courts métrages d’animation réalisés de 1976 à 1987 par le cinéaste letton Arnolds Burovs :
La Foire, Le petit frère, Cosette, Le petit cordonnier et Le petit faucon. Burovs est considéré comme le père fondateur de l'animation
lettone
La technique de l’animation est l’utilisation de poupées dans un décor triste et gris mais plein d’humanité. La question est alors de savoir si ces films d'animation vont
réellement intéresser les enfants ? Et pour quel âge s'adressent-ils ? L'ensemble est en
outre réalisé sans parole mais avec musique.
Ces histoires sont tirées de la tradition orale lettone ou de la littérature mondiale - comme Cosette et le petit cordonnier, adaptation des Misérables de Victor Hugo.
J'ai aimé : pas mal
par EN - Jouars-Pontchartrain
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Films d'animation
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Depuis plusieurs années, Jean Stéphane Sauvaire souhaitait tourner une fiction dans l’un des quartiers populaires de Medellin. Devant les
difficultés faire vivre un tel projet dans une ville où chaque jours plusieurs dizaines de personnes sont assassinées, pour la majorité ayant moins de 25 ans, il préfèrera se tourner vers le
documentaire plutôt que de renoncer à témoigner. Ne souhaitant pas filmer la violence, il a choisi de laisser parler les habitants du quartier le plus violent de la ville, sous forme de prière à
la Vierge. Carlitos, 13 ans, porte ainsi de maison en maison sa statue pour recevoir les confidences des habitants du quartier.
Aucune image de violence, en dehors d’une morgue, mais les mots des hommes et des femmes qui témoignent nous frappent. Encore plus lorsque l’on apprend par la voix de Carlitos que la plupart des
interrogés sont déjà morts avant la fin du montage.Un documentaire particulièrement fort.
L'entretien avec Jean-Stéphane Sauvaire qui revient sur les conditions du tournage apporte beaucoup.
COUP DE COEUR !
Tourné dans deux écoles maternelles, en particulier dans les cours de récréation, ce documentaire donne la parole aux enfants, aux enseignants,
aux parents et à des spécialistes de la psychologie des enfants auto
Il s'agit d'observer comment l'agressivité entre les enfants s'installe et comment l'on peut y remédier pour pouvoir
les socialiser dés leur plus jeune âge.
Les séquences d'observation des enfants et des enseignants en cours de récréation - un peu longues
parfois - alternent avec les interventions des diffèrents protagonistes. Mélanie Gaillot,
qui a participé à la réalisation du film est institutrice et psychologie, travaille sur le « Vivre ensemble ». Dans le bonus elle revient sur certaines scènes et les
commente.
Un documentaire intéressant mais qui demande à être prolongé. On reste un peu sur sa faim concernant le
sujet.
J'ai aimé : bien.
Le principe de ce documentaire est original. Pour connaître un pays, ici l’Ethiopie et le Japon,. Antoine de
Maximy a décidé de partir à la rencontre de ses habitants, cherchant à s’inviter auprès des personnes rencontrées pour partager un repas ou dormir chez eux. Il est équipé d’une caméra à l’épaule
et d’une caméra déportée qui lui permet de se filmer. Les rencontres du routard servent donc de fil conducteur.
C’est pourquoi, malgré le fait que le spectateur soit immergé dans la vie quotidienne, le contenu reste
superficiel et anecdotique, en tout cas insuffisant pour connaître un pays.
Personnellement l’omniprésence d’Antoine de Maximy a fini par m’agacer (même s’il est plutôt
sympathique).
J'ai aimé : un peu.
"Voyage en Antarctique" est le récit mis en image du voyage effectué dans le Grand Sud par Isabelle Autissier, Erik Orsenna et Joel Calmettes accompagnés d’un ornithologue et
deux marins.
Effectué pendant l’hiver 2006, le voyage dura sept semaines, sur un petit bateau de quinze mètres. Le documentaire n’est autre que le carnet de l’expédition et évoque les difficultés de
naviguer dans ces eaux mais également les conséquences directes du réchauffement climatique sur ce milieu fragile, comme l'a prouvé la fonte impressionnante des glaces cette année. L’équipage
rend également hommage aux premiers explorateurs ainsi qu'aux exploitants travaillant dans des conditions extrêmes. Il rend compte des dangers auxquels ont été confrontés ces hommes du début
du siècle dernier, que ce soit sur la navigation entre les glaces ou sur la vie en isolement, voire la survie.
Deux films réalisés par Joël Calmettes sont présentés dans ce DVD : « Pourquoi pas l’Antarctique ? » (52’) et « Salut au Grand Sud » (26’) le carnet de bord des
navigateurs.
Un documentaire agréable, servie par de très belles images, qui se déroule au grée des rencontres de l'équipage, pour les
passionnés de voyage et de la mer.
J'ai aimé : pas mal.
Thème : Nature - Jeunesse
Ce documentaire pour enfant met en scène Juliette, une petite fille de la ville, qui passe des vacances d’été chez ses grands-parents à la campagne. Par différentes séquences, elle
découvre en compagnie de son petit frère les animaux, les légumes, les fruits du jardin, apprend à faire de la confiture et les tartes et participe aux foins et aux moissons.
Les séquences sont commentées par une voix off qui accompagne, sans les camoufler les différents sons de la nature. Mais c'est film très classique et trop pédagogique qui nous est proposé ici.
Pas indispensable...
Dans la même série : Pauline à la ferme
J'ai aimé : un peu
par EN - Jouars-Pontchartrain
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Sciences-Techniques
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Thème : Première Guerre mondiale - Paroles de Poilus
Axel Clévenot et Jean-Pierre Guénot ont choisi dans ce documentaire de mettre en images les lettres échangées entre les soldats français de la première guerre mondiale et leurs
propres enfants. Les Poilus au cœur de l’horreur tentent de maintenir leur autorité paternelle et se raccrochent à la vie par les mots d’enfants qu’ils reçoivent. Ces lettres sont alors l’un des
rares liens qui les rattachent à la civilisation, à laquelle certains ne croient déjà plus.
Ce documentaire est dans la lignée directe du livre « Paroles de Poilus ». Si les lettres lues sont souvent émouvantes et montrent parfaitement l’état d’esprit des Poilus, l’ensemble
est un peu lent, manque de dynamisme et fini par ennuyer… On préfèrera sur ce thème, "Premier Noël dans les
tranchées" de Michaël Gaumnitz.
J'ai aimé : Pas mal
Thème : Afrique - Côte d'Ivoire
Le réalisateur décrit la lutte que les prétendants à la présidence vont se livrer en Côte d'Ivoire, après le décès du président Houphouët-Boigny. Ils sont au nombre
de quatre que le film commence par nous présenter : Henri Konan Bédié (président de l’Assemblée nationale au départ le mieux placé), Laurent Gbagbo l’éternel opposant longtemps en exil
à l’étranger, le général Rober Guei chef d’état major et Alassane Ouatara ex Premier ministre qui sera exclus du processus électoral car pas assez ivoirien.
Le film se concentre sur ses quatre personnalités puisque leur témoignage (longs plans statiques et resserrés sur les
visages) sert de fil conducteur, complété par de nombreuses images d’archives. Au plus prés des ambitions personnelles et des manœuvres politiques (modification du code électoral, interruption ou
report des élections…) nous assistons au combat pour le pouvoir.
Cependant le peuple ivoirien reste singulièrement absent de ce documentaire et c’est la seule réserve que je ferai. Que pense-t-il de
ses dirigeants ? Quel soutien leurs apporte t il ? Quelles sont ses aspirations ? On ne le saura pas, même si le film se termine sur une balade dans les rues au contact de la
population avec pour fond sonore une chanson engagée d’un groupe sans doute local.
En ignorant le contexte économique et social dans lequel les luttes politiques s’inscrivent le réalisateur nous prive d’une
dimension essentielle pour comprendre la situation peu enviable dans laquelle se débat actuellement la Cote d’Ivoire. Il nous manque des clés et c’est dommage.
J'ai aimé : pas mal
Thème : Ecole - Enfance
Caméra à la main, Claire Simon a filmé de très près, et de façon entièrement neutre et objective, des enfants de maternelle (3 à 5ans) « en
liberté » (sans adultes pour intervenir) dans une cour de récréation. Aucun commentaire, aucune explication, juste les enfants, leurs paroles, leurs gestes, leurs visages, leurs émotions en
gros plan, pour six histoires. On découvre avec étonnement que tous les rapports de force, touts les sentiments qui régissent les relations entre adultes, dans leur vie sociale et
professionnelle, sont là. C’est dur, souvent cruel, parfois presque insoutenable, avec quelques très beaux moments d’entraide, de paix, d’amitié, comme dans la « vraie » vie quoi !
Six histoires d’enfants, et tout est là…
La qualité de l'image est très bonne qualité étant donné les difficultés de tournage. Le son est doublé par les enfants eux-mêmes
- en respectant les mots exacts et l’émotion dégagée ce qui représente un énorme travail - car les paroles des enfants étaient presque inaudibles dans les premiers rushs. Le style est très
sobre et dépouillé et la caméra positionnée à hauteur des enfants.
UN COUP DE COEUR
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