Lundi 3 août 2009
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10:25
Sujet(s) et Thème(s) : Portraits de yakuzas / La mafia
japonaise
Proposition Indice Dewey : 364
Proposition mot matière :
Yakuzas
Public : Adultes
Résumé et
Commentaitre
Naoki est un adolescent japonais apparemment en difficulté, qui ne fait rien de ses journées. Un ami de sa mère propose à celle ci de le
faire rentrer dans un clan de yakuzas (mafieux) où il acquérra une discipline et des valeurs. Au bout d’un an d’apprentissage Naoki décidera de partir ou de rester.
Bien que le film soit au début scénarisé comme une fiction il s’agit bien d’un documentaire. Un film de commande
plus précisément puisque c’est un chef yakuza, monsieur Kumagai, qui a proposé au réalisateur de venir filmer son organisation sous la condition expresse que la caméra évite toute activité
illégale. Le tournage durera un an et demi.
On peut regretter ce manque de recul. Qu’un parrain puisse quasiment présenter sans être contredit l’initiation
d’un yakuza comme un projet éducatif suscite le malaise. Pour Kumagai la mafia constitue avant tout une organisation structurante où le jeune acquiert une discipline de vie et des valeurs. Une
chance pour des individus qui n’ont plus de repères.
Cette absence de distanciation est d’autant plus regrettable qu’à la différence du parrain anglais de «A very
british gangster», monsieur Kumagai reste très policé. A aucun moment on ne ressent derrière le personnage l’amoralité et la violence du business dont il a la charge. Une banalisation de la
délinquance qui est accentué par le quotidien très ordinaire et inoffensif que filme le réalisateur.
Ce documentaire nous permet néanmoins de saisir comment fonctionne cette contre société. Il s’agit d’une
organisation hiératique, hiérarchisée et ritualisée à l’extrême. De l’apprentissage de Naoki on retire une évidence. Etre yakusa c’est d’abord respecter et se plier à des codes et des rites. Des
codes et des rites qui semblent dérisoires quand ils s’appliquent à des activités aussi ordinaires que celles que nous montre le réalisateur.
Le clan est aussi une famille où le soutien répond à une dévotion sans faille.
Suite à la disparition de Naoki le réalisateur est amené à se recentrer sur la figure du parrain. Des dires de ce
dernier on retire une impression d’incertitude et de déclin que renforce la banalité du contenu. Le milieu apparaît affaibli, soumis à la pression policière et ostracisé par la loi. Il semble
aussi ne plus avoir de place dans la société japonaise.
Un troisième point de vue sur la société nous est fourni par un jeune rappeur, dont des extraits de chanson
ponctue le film.
A signaler un supplément très intéressant : Le réalisateur commente quelques extraits ; il nous explique comment
il a procédé et ses choix
Un film intéressant mais dont il ne faut pas être dupe
J'ai aimé : Bien
Un adjectif pour qualifier ce DVD :Déroutant
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