Depuis plusieurs années, Jean Stéphane Sauvaire souhaitait tourner une fiction dans l’un des quartiers populaires de Medellin. Devant les
difficultés faire vivre un tel projet dans une ville où chaque jours plusieurs dizaines de personnes sont assassinées, pour la majorité ayant moins de 25 ans, il préfèrera se tourner vers le
documentaire plutôt que de renoncer à témoigner. Ne souhaitant pas filmer la violence, il a choisi de laisser parler les habitants du quartier le plus violent de la ville, sous forme de prière à
la Vierge. Carlitos, 13 ans, porte ainsi de maison en maison sa statue pour recevoir les confidences des habitants du quartier.
Aucune image de violence, en dehors d’une morgue, mais les mots des hommes et des femmes qui témoignent nous frappent. Encore plus lorsque l’on apprend par la voix de Carlitos que la plupart des
interrogés sont déjà morts avant la fin du montage.Un documentaire particulièrement fort.
L'entretien avec Jean-Stéphane Sauvaire qui revient sur les conditions du tournage apporte beaucoup.
COUP DE COEUR !
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