Capitalism : a love story / Michael Moore. – Paramount, 2010. – 122 mn

Publié le par B.D.Y (D.L.B.)

Thème :

Le capitalisme.Le système financier. Les ravages de la crise économique.

 

Proposition indice Dewey : 966.75

Proposition mot Matière :

Crise économique -- Etats-Unis et Système financier et Banques

 

Langues : version originale anglaise sous titrée en français, version doublée française

Bonus :40 mn Interviews d’un député, d’un curé, d’un journaliste, du trésorier du comté de Genessee, adresse de Jimmy Crter à la nation 1979.

Public : Adultes

 

Résumé et Commentaire

 

capitalism-copie-1.jpgLe générique de départ donne le ton. Des scènes de petits braquages s’enchainent mais pour Michal Moore les voleurs et les prédateurs ne sont pas ceux qu’on pense. Il développe dans ce film sa critique du système économique et social américain entamée dans ses autres productions.

C’est le capitalisme en tant que système et son application en Amérique qui est plus particulièrement visé. Les ravages de la crise économique et financière actuelle sont pointés du doigt.

Pour le réalisateur la recherche du profit qui constitue le moteur du capitalisme ne fait en fait qu’accroitre la richesse et le pouvoir d’une minorité au détriment du reste de la population et de la démocratie. Plus de pauvres toujours plus pauvres, des écarts toujours plus importants entre les plus riches et les plus démunis, des classes moyennes en voie d’extinction, des vies détruites par la misère, une emprise accrue des décideurs économiques et financiers sur le pays, sont les seuls résultats que l’on peut escompter en temps de crise d’un tel système.

Mais c’est surtout les dérives du système financier que le réalisateur met en lumière. Une bourse devenue folle qui a abandonné son rôle traditionnel de financeur de l’activité économique pour la pure spéculation. Et qui est prête, grâce à des outils de plus en plus complexes, à faire de l’argent avec n’importe quoi, y compris avec les dettes des pauvres. Pour Moore la vague d’expulsions qui a mis des millions d’américains à la rue et transformé de nombreux quartiers en ville fantôme constitue un scandale et une honte absolus.

On retrouve le style du réalisateur. Une thèse affirmée dés le départ et une enquête menée sur le terrain tambour battant  servent de trame au film. Moore est ici au summum de son art, percutant, dérangeant et parfois jubilatoire. IL passe de façon très logique d’une critique globale du capitalisme à la dénonciation de micro scandales. Il alterne les séquences pleines d’émotion avec les provocations, maniant l’humour, l’ironie et la fausse naïveté. Le montage est très précis et  les séquences s’enchainent avec une rare justesse.

 

J’ai aimé :    cupidon-copie-13.gif Coup de cœur

 

Un adjectif pour qualifier ce dvd : Décapant, Moore c’est toujours la même chose mais on ne s’en lasse pas

Publié dans Société

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