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  • : Ce blog est le résultat d'une coopération entre plusieurs bibliothécaires des Yvelines réunis autour d'un comité de visionnage de DVD (pour l'essentiel documentaires adulte et jeunesse et de fictions jeunesse). Dans un souci de partage, voici nos comptes rendus. Nous vous invitons à nous rejoindre, au comité directement ou sur ce blog. Bonne lecture ! Prochain comité : à la médiathèque de Jouars-Pontchartrain, le jeudi 10 décembre 2009, à 9h30
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Société

Lundi 16 novembre 2009

SUJET : Prostitution à Paris

 

Proposition Indice Dewey : 363.44

Proposition mot matière : Prostitution

Public : adulte

Au début des années 1990, Jean-Michel Carré se lance dans une série de documentaires autour de la prostitution qui sera diffusés par TF1.

 

Immergé pendant trois ans dans ce milieu, il filme ses femmes qui se livrent sur leurs parcours aussi différents que chaotiques. Chaque témoignage se fait à visage découvert, presque sans commentaire du réalisateur.

 

Dans les « Trottoirs de Paris », Jean-Michel Carré dresse le portrait de femmes prisonnières de la drogue et de la prostitution. Dans les « Enfants de prostitués », il s’attarde sur les enfants des prostituées et leur mère et montre la difficulté de vivre avec ce poids. Dans « L’enfer d’une mère », il suit la mère de Jean-Marc, jeune homosexuel devenu Sandra, et qu’elle soutient dans tout son mal être. Il suit également Bénédicte dans sa « Nouvelle vie » tandis qu’elle choisit d’arrêter drogue et prostitution pour se reconstruire. « Un couple peu ordinaire » dresse le portrait d’un informaticien, client des prostitués et attaché à Brigitte qui aimerait s’en sortir. Enfin, « les clients des prostitués » s’arrête sur les hommes de tout milieu qui pour de multiples raisons les fréquentent.

 

Un documentaire aux témoignages sincères, forts et émouvants qui malgré son ancienneté présente un certain visage intemporel de la prostitution.  

J'ai aimé : beaucoup

Par LM - Médiathèque de Méré
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Jeudi 5 novembre 2009

SUJET  : Les nakas, marchés de l’emploi dans la rue à Bombay

 

Proposition Indice Dewey : 362.5 

Proposition mot matière : Travailleurs pauvres : Bombay (Inde)

Public : adulte

Poussés par la pauvreté, de très nombreux indiens, sont contraints d’immigrer à Bombay. Tous les jours, hommes et femmes,  se retrouvent dans les nakas. ; marchés de l’emploi dans la rue à bon marché. Ils espèrent tous y trouver un peu de  travail.

 

 Employés sur des chantiers de construction ou des ateliers industriels, ils y gagnent quelques euros par jour,  sans aucune protection  ou contrat de travail. Parfois ils ne sont pas payés du tout.

 

Les travailleurs et travailleuses  d’une ONG indienne, Nirman, partent  à la rencontre de toutes ces hommes et de ces femmes pour qui la priorité est la survie.

 

Peu à peu en discutant avec eux, les membres de l’organisation, arrivent à leur faire prendre conscience qu’ils ont des droits à faire valoir et que pour ce faire ils doivent être unis face aux employeurs

 

Documentaristes belges, les réalisateurs, sans aucun commentaire, donnent la parole aux travailleurs pauvres  dans un pays où les contrastes entre riches et pauvres sont très forts. Dans le film se succèdent 2 scènes saisissantes : celle du travail d’hommes et de femmes dans un immeuble en construction et celle de la population aisée à laquelle les logements sont destinés.

 

L’intérêt du documentaire réside aussi dans le suivi du travail de l’ONG. Sans relâche, ses travailleurs sociaux ont su gagner la confiance de ces hommes et de ces femmes en les informant également sur leur santé, le Sida et le droit des femmes.


J'ai aimé : beaucoup !

Par EN - Médiathèque de Jouars-Pontchartrain
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Lundi 19 octobre 2009

SUJET ET THEMES : Homophobie

 

Proposition Indice Dewey : 363.49

Proposition mot matière : Camps de concentration : homosexuel / Homophobie


Public : adulte

 

Dans « Amants des hommes », Isabelle Darmengeat part de la déportation, lors de la seconde guerre mondiale, de 15.000 hommes dont 210 Français, pour faits d’homosexualité pour traiter de la condition actuelle des homosexuels en France. Depuis la dépénalisation de l’homosexualité au début des années 1980, un seul Français a osé briser le tabou et témoigner dans son livre : « Moi Pierre Seel, déporté homosexuel ».

 

S’appuyant sur ce livre, la réalisatrice fait intervenir plusieurs militants homosexuels, alternant la lecture d’extraits de la biographie et témoignage sur des faits d’homophobies actuels, cherchant ainsi à lier passé et présent.

 

Si ce documentaire a pour principal intérêt d’évoquer un thème peu connu de l’horreur nazi, il est regrettable qu’aucun véritable spécialiste de la question ne soit interrogé, qu’aucune des personnes présentes ne soient nommées par des sous-titre (ainsi que leur qualité).

 

Une première approche, qui risque cependant de faire un dangereux amalgame entre passé et présent (comparaisons entre camps de la mort et épidémie du SIDA, …). Vraiment dommage…


J'ai aimé : un peu

Par LM - Médiathèque de Méré
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Lundi 3 août 2009

Sujet(s) et Thème(s) : Portraits de yakuzas / La mafia japonaise

 

Proposition Indice Dewey : 364

Proposition mot matière : Yakuzas
Public : Adultes

Résumé et Commentaitre

 

Naoki est un adolescent japonais apparemment en difficulté, qui ne fait rien de ses journées. Un ami de sa mère propose à celle ci  de le faire rentrer dans un clan de yakuzas (mafieux) où il acquérra une discipline et des valeurs. Au bout d’un an d’apprentissage Naoki décidera de partir ou de rester.

Bien que le film soit au début scénarisé comme une fiction il s’agit bien d’un documentaire. Un film de commande plus précisément puisque c’est un chef yakuza, monsieur Kumagai, qui a proposé au réalisateur de venir filmer son organisation sous la condition expresse que la caméra évite toute activité illégale. Le tournage durera un an et demi.

On peut regretter ce manque de recul. Qu’un parrain puisse quasiment présenter sans être contredit l’initiation d’un yakuza comme un projet éducatif suscite le malaise. Pour Kumagai la mafia constitue avant tout une organisation structurante où le jeune acquiert une discipline de vie et des valeurs. Une chance pour des individus qui n’ont plus de repères.

Cette absence de distanciation est d’autant plus regrettable qu’à la différence du parrain anglais de «A very british gangster», monsieur Kumagai reste très policé. A aucun moment on ne ressent derrière le personnage l’amoralité et la violence du business dont il a la charge. Une banalisation de la délinquance qui est accentué par le quotidien très ordinaire et inoffensif que filme le réalisateur.

Ce documentaire nous permet néanmoins de saisir comment fonctionne cette contre société. Il s’agit d’une organisation hiératique, hiérarchisée et ritualisée à l’extrême. De l’apprentissage de Naoki on retire une évidence. Etre yakusa c’est d’abord respecter et se plier à des codes et des rites. Des codes et des rites qui semblent dérisoires quand ils s’appliquent à des activités aussi ordinaires que celles que nous montre le réalisateur.

Le clan est aussi une famille où le soutien répond à une dévotion sans faille.

Suite à la disparition de Naoki le réalisateur est amené à se recentrer sur la figure du parrain. Des dires de ce dernier on retire une impression d’incertitude et de déclin que renforce la banalité du contenu. Le milieu apparaît affaibli, soumis à la pression policière et ostracisé par la loi. Il semble aussi ne plus avoir de place dans la société japonaise.

Un troisième point de vue sur la société nous est fourni par un jeune rappeur, dont des extraits de chanson ponctue le film.

A signaler un supplément très intéressant : Le réalisateur commente quelques extraits ; il nous explique comment il a procédé et ses choix 

Un film intéressant mais dont il ne faut pas être dupe

J'ai aimé : Bien
Un adjectif pour qualifier ce DVD :Déroutant

Par DLB - BDY
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Lundi 20 juillet 2009

Théme(s) et sujet(s) : Les grands ensembles

Proposition indice Dewey : 711
Proposition mot Matiere : logements collectifs
Public : Adultes

Résumé et commentaires :

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’heure est à la reconstruction. Il faut remédier à la grave crise du logement qui sévit en France et loger le maximum de Français en un temps record pour des sommes modiques. L’idée des grands ensembles est née. Les habitants découvrent alors l’habitat collectif, la vie en barres. Ces pionniers d’un nouveau genre témoignent d’abord de l’enthousiasme pour cette nouvelle façon d’habiter, fort éloignée de l’éternel rêve pavillonnaire français. Vient ensuite le temps des premières interrogations : Comment créer lien social et vie culturelle dans ces blocs de béton déshumanisés ?

J'ai aimé : Pas mal

Par EL Bibliothèque de Chevreuse
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Lundi 15 juin 2009

SUJET ET THEMES : Droit à l’avortement – Etats-Unis

 

Proposition Indice Dewey : 179.76

Proposition mot matière : Avortement : débat

Public : adulte (quelques scènes difficiles)

Tony Kare, réalisateur d’« American History X » sur les dérives néonazies, a travaillé pendant 15 années sur ce débat brûlant et polémique : la légalisation de l’avortement. Droit fondamental pour les uns contre meurtre pour les autres, le réalisateur traverse l’Amérique et donne la parole à tous les camps, des plus modérés aux plus extrémistes. Militants ultra-religieux, meurtriers de médecins pratiquants des IVG, féministes engagées, sociologues, philosophes, journalistes se succèdent ainsi devant la caméra pendant près de 2h30 pour défendre leurs positions.

 

Un documentaire très bien construit et esthétique tout en noir et blanc (seulement sous-titré en français) mais parfois à la limite de l’insoutenable (fœtus broyés, photo de femme morte en tentant de s’avorter elle-même, etc… attention aux âmes sensibles). Tony Kaye est parvenu à nous livrer une enquête impartiale, loin de tout manichéisme, sur une question polémique qui divise et pousse certains à tuer. Il nous déstabilise parfois et nous pousse à nous interroger sur les arguments de chacun.

 

Incontournable sur la question !



Coup de coeur !

Par LM - Médiathèque de Méré
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Jeudi 28 mai 2009

SUJET  ET THEMES : L’immigration en Europe

 

Proposition Indice Dewey : 304.8

Proposition mot matière : Immigration : Europe

Public : adultes et adolescents

Patric Jean, réalisateur belge pose ses pas sur les traces du mur de Berlin et nous entraîne ensuite à travers l’Europe. Son road-movie nous fera traverser 4 pays et leurs frontières : Allemagne, Belgique, France, Espagne   jusqu’à Ceuta, enclave espagnole en Afrique avec sa clôture barbelée : d’un mur (abattu) à un autre (réel).

 

Il nous fera rencontrer des hommes, des femmes, des enfants, des adultes venues  de tous les continents. Tous  témoignent avec générosité et lucidité de leur immigration, de leurs joies, de leurs peines et  de leurs doutes. En les voyant parler et vivre nous constatons avec quelle énergie et sincérité  ils participent  à la vie d’une  société multiculturelle, métissée mais aussi une société qui souvent ne comprend pas et rejette.  

 

Avec tendresse,  pudeur et sans misérabilisme,  le réalisateur a su les écouter et nous rendre attachants un pakistanais à Berlin, un congolais et un couple Afghan-cubaine en Belgique, des Roms sous le RER à Paris,  un aveugle d’origine arabe en France, Mourad, gardien d’immeuble à Marseille, une bolivienne et une bulgare en Espagne.

 

Le réalisateur se plait à filmer routes, autoroute, voies de chemin de fer : le road-movie nous entraîne vers les villes. Et là souvent dans les cafés la télévision allumée annonce des drames de l’immigration et retransmet de matchs de football. Ambiance !

Une musique bien plus parlante que tout commentaire accompagne ce voyage dont la fin reste comme un obus dans le cœur.

 

Un documentaire belge très fort, souvent optimiste, parfois cruel.

 

Un site intéressant à été crée : www.dunmurlautre.net. Un dossier pédagogique peut y être téléchargé .Il est d’ailleurs prévu que les écoles belges reçoivent  gratuitement un exemplaire du DVD.

J'ai aimé : Coup de coeur !

Par EN - Médiathèque de Jouars-Pontchartrain
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Jeudi 2 avril 2009

thème : immigration espagnole en France

Proposition indice Dewey : 325
Mot matière : Immigration : intégration sociale

Public : Adulte

C'est l’histoire d’un quartier de Saint-Denis (93) au nord de Paris. La Petite Espagne, située à la Plaine (immense quartier s'étendant sur les communes de Saint-Denis et Aubervilliers et faisant jonction avec Paris), a vu s’installer dès le début du XX° siècle des immigrés espagnols venus travailler dans les usines, principalement métallurgiques, de la ceinture industrielle au nord de Paris. Comme toute vague d’immigration, les hommes, nombreux, sont venus, d’abords seuls, puis ont été rapidement rejoints par leur famille. Souvent logés dans des taudis, ils ont petit à petit construit leurs propres maisons, ouvert des petits commerces, des cafés, et même édifié leur église. Une ambiance espagnole, un petit bout de soleil, aux portes de Paris !

Aujourd’hui les friches industrielles laissent place petit à petit à des bureaux et des habitations modernes ; quand ce n’est pas à un équipement emblématique, le stade de France, tout proche. Le quartier a subi les assauts de cette modernité, les maisons sont détruites progressivement. Mais l’âme espagnole a durant tout le siècle dernier infusé la vie dionysienne. Si certains de ces immigrés ont voulu retourner vers leurs racines géographiques et sont repartis vivre leur retraite en Espagne, nombreux sont ceux qui ont préféré rester à Saint-Denis, près de l’endroit où leurs enfants ont construit leur nid et où ils ont vécu la plus grande partie de la leur. Impliqués dans les activités associatives, syndicales, municipales, la plupart d’entre eux se sont fondus complètement dans la société française, dans cette ville aux racines sociales et ouvrières fortes. Mais tous gardent en eux cette mémoire à laquelle ils semblent être profondément attachés.


Tourné de façon très simple, sans effets, le film offre aux habitants actuels et passés du quartier de la Petite Espagne une tribune. La découverte de leur parcours peut nous éclairer sur le processus d’intégration des populations immigrées en œuvre ; et notamment de l’immigration espagnole. Il nous renseigne aussi sur un aspect de l’immigration de la banlieue nord de Paris tout en donnant à réfléchir sur les notions de retour et d’intégration.


J'ai aimé : Bien

 

Par JFB - Médiathèque départementale du Rhône
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Vendredi 6 mars 2009


Sujet : les outils

Proposition Indice Dewey : 330
Proposition mot matière : Outil


Public : Tout public

En examinant sous tous leurs aspects, quatre outils simples, connus de tous et qui ont traversé les siècles, ces 4 films, sortis entre 2000 et 2001, retracent l’histoire des hommes qui les ont fabriqués et utilisés et, à travers eux, la description des méthodes de travail.

La présentation des outils et des ouvriers qui les utilisent ou les ont utilisés, est rythmée, sans temps mort,  alternant histoire de l’outil, son utilisation par l’homme et séquences d’archives. Très bon documentaire pour les scolaires.


Chaque outil présenté est l’emblème d’une catégorie de travailleurs ou de travail : la faux et la vie paysanne, le marteau et l’enclume, la lampe et le mineur

J'ai aimé : Bien

Par EL - Bibliothèque de Chevreuse
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Lundi 2 mars 2009

Sujet(s) et Théme(s) : La sexualité

Proposition Indice Dewey : 306.7

Proposition mot matière : Sexualité


Public : Adultes

Après avoir vu ce film je ne pourrai toujours pas dire ce qu’est exactement l’intelligence sexuelle. Les explications fournies sont trop superficielles ou fragmentaires pour comprendre réellement les mécanismes biologiques, psychologiques et sociaux à l’oeuvre dans la sexualité. Les organes sexuels masculins et féminins, le désir, les fantasmes sont par contre largement évoqués. On apprend par exemple tout de la représentation du pénis dans l’antiquité, ou bien qui incarnait le désir dans la mythologie gréco romaine, ou bien encore les divers noms que les gens donnent à leur pénis ou à leur vulve.

En fait ce documentaire est un mélange déroutant de sérieux, d’anecdotique, d’analyse "café du commerce", d’humour, et de trivial (le film est ponctué d’interventions de monsieur et madame tout le monde très révélatrices des différences de perception et de point de vue existant entre les femmes et les hommes sur le chapitre des relations sexuelles et amoureuses)

Mais pourquoi bouder son plaisir.

Marketing oblige, le film est présenté par Kim Catrall actrice de la série américaine délurée Sex and the city.


J'ai aimé : Pas mal
Un adjectif pour qualifier ce DVD : Léger

Par DLB (BDY)
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