SUJET ET THEMES : Situation au Darfour (Soudan)
Proposition Indice Dewey : 962.4
Proposition mot matière : Darfour : génocide
Public : Adulte
Servi par la voix de
George Clooney, Paul Freedman choisit la forme documentaire pour alerter le monde de la situation dramatique que vit le Darfour, région du Soudan. Partant un peu dans tous les sens dans les
premières minutes, mais sans vraiment nous perdre, le réalisateur reconstitue le fil de sa pensée et revient sur les raisons du conflit, les tentatives de récupérations, les pourparlers de paix
et finalement la non pacification d’une région qui restera sans aucun doute marquée pour plusieurs générations. Appuyés par les propos de spécialistes de la géopolitique et de cette guerre, ou
encore par des grandes figures de notre temps, comme Elie Wiesel, les images sont souvent dures et cherchent à réveiller les consciences occidentales endormies.
Freedman, suit ainsi des Américains qui ont choisi de s’engager dans des lycées faisant témoigner des victimes
d’un autre génocide, celui du Rwanda, dénonce l’attitude américaine, les implications du gouvernement soudanais avec les services secrets américains, notamment après le 11
septembre.
Un documentaire tourné vers l’Amérique, mais compréhensible par tous et qui lutte violemment contre le « on
ne savait pas ».
J'ai aimé : beaucoup
Par LM - Médiathèque de Méré
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Thème : Massacres de Sétif, 8 mai 1945 – Guerre
d’Algérie
Proposition Indice Dewey : 965.04
Mot matière : Indépendance Algérie
Si pour les Européens le 8 mai 1945 est un jour de fête célébrant la capitulation allemande, ce jour est synonyme de deuil pour les Algériens. Alors que le principe de liberté
des peuples à disposer d’eux-mêmes s’impose dans la communauté internationale, la volonté d’indépendance du Parti du Peuple Algérien monte. La manifestation du 8 mai 1945 à Sétif , dans la
province de Constantine, jour de la victoire à laquelle les Algériens ont participé, est l’occasion d’afficher leur drapeau au milieu de ceux des alliés. Un geste hautement symbolique que les
forces françaises se chargent de réprimer dans le sang.
La région s’enflamme et les colons sont pris à partie. L’armée intervient alors aidée par la création des milices de colons. Les autorités françaises ont peur de l’embrasement et la répression
est violente. Le grand colonat, regroupement des colons les plus puissants, veut alors reprendre la main sur sa colonie, réclamant des instances françaises la tête de nombreux
nationalistes.
Un documentaire très bien conçu, mêlant les nombreux témoignages aux images d’archives. Il montre la montée de la violence, la mise en place de la propagande et des premières tortures qui
démultiplient la haine contre le colonisateur.
Un autre regard indispensable sur le 8 mai 1945 qui éclaire un peu plus sur la guerre d’Algérie.
J'ai aimé : Indispensable !
Par LM - Médiathèque de Méré
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Thème : Afrique - Côte d'Ivoire
Le réalisateur décrit la lutte que les prétendants à la présidence vont se livrer en Côte d'Ivoire, après le décès du président Houphouët-Boigny. Ils sont au nombre
de quatre que le film commence par nous présenter : Henri Konan Bédié (président de l’Assemblée nationale au départ le mieux placé), Laurent Gbagbo l’éternel opposant longtemps en exil
à l’étranger, le général Rober Guei chef d’état major et Alassane Ouatara ex Premier ministre qui sera exclus du processus électoral car pas assez ivoirien.
Le film se concentre sur ses quatre personnalités puisque leur témoignage (longs plans statiques et resserrés sur les
visages) sert de fil conducteur, complété par de nombreuses images d’archives. Au plus prés des ambitions personnelles et des manœuvres politiques (modification du code électoral, interruption ou
report des élections…) nous assistons au combat pour le pouvoir.
Cependant le peuple ivoirien reste singulièrement absent de ce documentaire et c’est la seule réserve que je ferai. Que pense-t-il de
ses dirigeants ? Quel soutien leurs apporte t il ? Quelles sont ses aspirations ? On ne le saura pas, même si le film se termine sur une balade dans les rues au contact de la
population avec pour fond sonore une chanson engagée d’un groupe sans doute local.
En ignorant le contexte économique et social dans lequel les luttes politiques s’inscrivent le réalisateur nous prive d’une
dimension essentielle pour comprendre la situation peu enviable dans laquelle se débat actuellement la Cote d’Ivoire. Il nous manque des clés et c’est dommage.
J'ai aimé : pas mal
Par DL - BDY
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