SUJET : Conflit israélo-palestinien vu par des enfants
Proposition Indice Dewey : 956.94
Proposition mot matière : Palestine-Israël
Tout public
Entre
1997 et 2000, entre deux intifada, Justine Shapiro et BZ Goldberg ont donné la parole à sept enfants habitants de part et d’autre des barrages. Palestiniens des camps, Juif orthodoxe au cœur de
Jérusalem, laïcs, colons, ces enfants ont tous une vision d’un conflit qui sème ses morts dans chaque camp. BZ Goldberg leur demande de parler de « l’autre » au-delà des différences, de
leur vie de tous les jours, de leurs ressentiments, de leurs proches disparus…
Selon leurs appartenances, leurs propos se font plus tolérants, curieux, ou au contraire haineux et violents. Les réalisateurs parviennent malgré tout contre toute attente et par le dialogue à en convaincre certains à se rencontrer. Une rencontre qui aura lieu côté Palestinien et sera chargée de symbole et d’émotion.
Un documentaire remarquable, émotionnellement
très fort et bouleversant sur un sujet souvent traité, mais rarement sous cet angle. En bonus, la rencontre organisée entre les enfants qui le pouvaient 4 ans plus tard nous ramène à une réalité
terrifiante, car ce documentaire veut d’abord montrer la complexité d’un conflit dont l’issue semble improbable. Une fabuleuse leçon contre la haine,
mais les réalisateurs ne s’y trompent pas : que peut-il rester de cette rencontre face à l’ampleur du conflit, en dehors de quelques beaux souvenirs.
J'ai aimé : coup de coeur !
Serge de Sampigny et Mathieu Schwartz se sont une nouvelle fois associés (réalisateurs de
"
Afghanistan, la terre des Afghans. Le père du réalisateur disait que le coup d’État
qui a renversé le roi coûterait un « A » à l’Afghanistan. Fghanistan veut alors dire « terre des plaintes et des cris ».
Christiane Vulvert et Samuel Lajus mettent en
lumière le Prix nobel de la paix 1994, Shimon Peres. Né en 1923 en Biélorussie, il quitte ce pays à l’âge de 11 ans pour s'installer en Palestine. De sa Biélorussie natale, il retiendra surtout
l’éducation très religieuse de son oncle et le ciel gris. Un ciel qui devient bleu une fois arrivé sur les bords de la Méditerranée où il découvre une terre font il n’avait jamais osé rêver.
Rapidement, il veut s’intégrer et participer à cette jeunesse dont il se sent si éloigné. Il intègre un kibboutz et entre en politique très jeune puis rejoint les rangs des travaillistes. Il est
alors appelé dans l’Haganah (organisation clandestine sioniste) et approche Ben Gourion, dont il devient l’un des proches. Une fois l’Etat d’Israël crée, c’est lui qui négocie des armes
clandestinement avec la France. Tout s’enchaîne alors pour l’un des grands hommes politiques de ce monde, qui n’est nullement impressionné par les grades de l’armée, qui n’a que faire des
décorations, et qui ne cesse de se battre pour qu’une paix soit encore possible.
70 ans après, Michael Prazan revient sur le massacre
de Nankin (1937) commis par l’armée japonaise qui aurait fait entre 100.000 et 300.000 morts uniquement du côté chinois.
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