"Route one USA" de Robert Kramer, Montparnasse, 1989, 2006 (DVD), Durée (125 + 130 mn)

Publié le par DL - BDY

De retour au USA Robert Kramer entreprend de parcourir la célèbre route 1, long serpent de bitume qui part de la frontière du Canada pour finir à la pointe de la Floride. Au gré du voyage, le spectateur découvrira bien sûr les paysages américains, ruraux, ou urbains (plutôt décrépits).

Déterminer le sujet exact de ce documentaire est cependant une chose impossible. C’est une suite de rencontres que l'auteur nous invite à partager, au gré de son errance. Il questionne, écoute et tente de saisir des bribes d’humanité. Pas étonnant donc que ce road movie emprunte des chemins aussi divers qu’une famille baptiste, un maire noir, une communauté indienne, une réfugié salvadorien, la ronde d’un policier, une séance de bingo, une fête de thanksgiving, ...

Ce film est aussi l'occasion de découvrir certaines communautés de l’Amérique d’aujourd’hui. L’histoire n’est pas oubliée à travers l’évocation de certains personnages ou événements emblématiques. On trouvera aussi quelques éléments biographiques mêlés à la trame de ce documentaire puisque l’auteur profite parfois de ce voyage pour réfléchir sur son propre parcours personnel.
Mais ce film est avant tout une aventure humaine d’une grande densité faite d’échanges. 

Le film se présente donc comme un patchwork où les grandes séquences s’enchaînent au gré des pérégrinations de l’auteur et le spectateur a réellement l’impression de voir le film se construire devant ses yeux. Certaines transitions apparaissent toutefois totalement arbitraires dans la mesure où on ne sait pas exactement ce qui est filmé. On peut en effet regretter pour certaines scènes l’absence totale de mise en contexte : on voit des personnes travailler (dans une conserverie, fabriquer le monopoly, ...) mais pourquoi l’auteur nous le montre t-il, et pourquoi à ce moment la ? Par ailleurs il n’est jamais fait mention des lieux qui sont filmés et pour un voyage c’est un peu frustrant. De même, aucune information n’est donnée sur les personnages évoqués, or tout le monde n’est pas spécialiste des USA. 
Ce film est donc une balade dans laquelle il fait bon se laisser porter (sans chercher à y trouver une quelconque logique).

J'ai aimé : Bien !
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article