Le Hold-up de l’eau / Neil Docherty.- Ed. Office national du film du Canada, 2006.- 52 mn.
Thèmes : Enquête sur la privatisation de l’eau et les conséquences.
Proposition Indice Dewey : 338.925
Proposition mot matière : Eau, privatisation
Tout public
Le Hold-up de l’eau est un documentaire sur les problèmes de l’approvisionnement en eau dans le monde où ¼ des personne n’a pas accès à l’eau potable. Intéressées par cette ressource naturelle et indispensable de grandes entreprises tentent de privatiser cette ressource que beaucoup estiment être un bien appartenant à tous. De plus, cette privatisation s’effectue le plus souvent avec le concours de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International. Le film étudie minutieusement dans différents pays les stratégies mises en œuvre par les entreprises et les conséquences parfois réellement désastreuses.
Ainsi en Afrique du Sud ont été installés des compteurs à eau prépayée. Les consommateurs achètent une carte prépayée qui leur permet de se fournir en eau potable. Un Réseau Africain de l’eau a été créé pour protester.
En Argentine, en 2002, lors de l’effondrement de l’économie, Aguas Argentinas (entreprise dirigée par Suez) a exigé une augmentation de 60% des tarifs de l’eau. L’Argentine a refusé et Aguas Argentinas a poursuivi le gouvernement. En 2006 le gouvernement a annulé la concession d’Aguas Argentinas et a remis le secteur de l’eau au service public.
En France, des études récentes ont montré que la privatisation de l’eau en augmente les prix et les entreprises réalisent de très gros profits. Certaines villes, telles que Grenoble, remettent l’eau en service public.
COMMENTAIRES
Film très bien documenté, captivant dès les premières minutes. Les exemples sont très concrets et bien détaillés et même les dirigeants des entreprises ont le droit de parole. Le réalisateur montre également le paradoxe qui existe entre des villages pauvres qui s’assèchent et d’autres villages qui utilisent l’irrigation de façon intensive. Le spectateur peut se faire sa propre idée même si le documentaire est clairement de parti pris.
Remarque : Prix Planet in Focus 2007 du meilleur long métrage canadien au Festival international du film et de la vidéo sur l’environnement.
J'ai bien aimé !