Zoom sur... le travail !

Publié le par Comité

loupe-zoom.jpgUne nouvelle rubrique. Mais pourquoi ? A force de voir des documentaires nous avons constaté que dans la production certains thèmes se dessinaient avec force. Nous avons donc décidé de saisir cette opportunité pour prolonger notre travail et enrichir notre blog. Nous nous proposons d’établir et de mettre à votre disposition régulièrement (1/2 fois par an ) une mini filmographie thématique.

En ce joli mois de mai où l’on fête le travail c’est ce thème qui constituera ce 1er Zoom sur

 

 

ZOOM SUR...LE TRAVAIL

 

 

Le travail aujourd’hui est devenu un sujet d’actualité incontournable ; tous les médias sont concernés : télévision, radio, presse.

Signe de nos temps de crise ce n’est pas de l’amour du métier ni de l’épanouissement du salarié que les documentaires actuels et des années 200 parlent, mais plutôt de sujets et de situations difficiles:

La perte d’ emploi, la souffrance au travail, un marché du travail dégradé,  un emploi sur lequel le travailleur n’a plus de prise, ni sur ses activités ni sur les conditions dans lesquelles il l’exerce.

La crise du système économique entraîne en effet une remise en cause de la place du travail dans nos sociétés contemporaines et de ce que l’individu peut en attendre et en retirer.

Compte tenu de ces enjeux le travail est bien le sujet de société par excellence.

Nous avons sélectionné quelques titres pertinents et impertinents car le sujet mérite réflexion et doit faire débat. L’interrogation est sociale mais aussi individuelle.

 

 

            1) Un peu d’histoire

 

Il était une fois le salariat / Anne Kunvari, réalisateur. - Iskra, 2006 .- 104 mn

Depuis le début du 20éme siècle l’histoire du travail est celle d’un progrès ininterrompu qui a permis aux salariés d’acquérir droits et sécurité. Mais au milieu des années 70 le mouvement s’inverse sous l’effet de la mutation de l’économie mondiale. On assiste à la casse méthodique de ce statut protecteur qui avait pour coeur le contrat de travail à durée indéterminée. La norme devient la souplesse, la précarité, la rentabilité. Face aux difficultés les salariés apeurés se replie sur l’individualisme. Certains n’arrivent même plus à envisager l’avenir.

 

 

            2) Les hommes au travail

 

Marcel Trillat est un documentariste engagé, proche de la CGT ; il filme le monde du travail au quotidien :

Les prolos. - V.L.R. Productions, 2002. - 92 mn

Enquête dans différentes usines sur les conditions de travail des ouvriers.

Femmes précaires. - V.L.R. Productions, 2005. - 80 mn

Portraits de femmes seules (avec ou sans enfants) employées à temps partiel.

 

Profession femme de ménage / François Chilowicz, réalisateur. - Ex nihilo, 2008. - 83 mn

 

 

            3) Un grand patron et ses salariés : Portrait croisé.

 

Paroles de bibs / Jocelyne Lemaire-Datrnaud, réalisateur. - Bac films, 2001. - 96 mn

Les convictions de François Michelin sont un curieux mélange, ultralibérales mais aussi chrétiennes . Le réalisateur a proposé aux salariés de l’entreprise de lire et de commenter le livre écrit par leur patron. On constate alors un décalage flagrant entre le discours du dirigeant et la réalité : Les conditions de travail, liées à un outil de travail de travail dépassé sont mauvaises. Entre le chef d’entreprise et ses salariés règne une incompréhension totale que ceux ci ressentent comme un profond mépris de leur travail et de leur personne.

 

 

            4) Le marché du travail

 

Génération stagiaire / Antoine Gallien, réalisateur. - Mat films, 2006. - 52 mn

Les stagiaires sont devenus désormais une composante incontournable du marché de l’emploi comme l’atteste la création de cabinets spécialisés dans leur recrutement. Main d’oeuvre bon marché voir gratuite, composée de jeunes diplomés (bac +5 ou grandes écoles), elle est affectée à des postes directement opérationnels pour des besoins permanents de l’entreprise. Preuve de la mauvaise conscience des entreprises le réalisateur n’a pu obtenir d’aucune l’autorisation de filmer un stagiaire sur son lieu de travail. Le réalisateur nous fait pénétrer dans cet univers précaire en suivant le « mouvement des stagiaires » créé en 2005 et qui réclamait notamment l’inscription dans le code du travail de droits élémentaires en leur faveur.

 

Un monde moderne / Sabrina Malek, Arnaud Soulier, réalisateur. - Films de mars,2005.- 84 mn

Une enquête sur les Chantiers de l'Atlantique, à Saint-Nazaire. Un film qui permet d’appréhender une activité organisée de manière très particulière car elle fait massivement appel à la sous-traitance et à l'intérim, ce qui permet notamment  de baisser les coûts de production. Parallèlement à la construction du Queen Mary 2, les salariés racontent comment ils vivent cette précarité organisée. Un monde moderne très loin du progrès social…

 

Mains d’œuvre / Vincent Detours, Dominique Henry, réalisateur. - Need Productions, 2007

Une immersion a Bombay, en Inde, en plein « naka » : le marché du travail dans la rue, le  marché de la misère où des hommes et des femmes vendent leur force de travail pour quelques euros.

 

 

            5) la perte d’ emploi :

 

Le chômage a une histoire / Gilles Balbastre, réalisateur. - Point du jour, 2001. - 104 mn

L’histoire du chômage de 1967 à 2001 ou comment la mécanique s’est enclenchée et a été gérée.

 

300 jours de colère / Marcel Trillat, réalisateur. - V.L.R. Productions, 2002. - 80 mn

Après la fermeture de leur usine, les ouvriers vont se battre pendant 300 jours pour obtenir un plan social.

 

Garder la tête haute / Martine Gonthié .- Vivement lundi !, 2006 .- 53 mn

Le réalisateur filme la lutte que les salariés de ST Microelectronics (600 personnes) ont menée contre la délocalisation de leur activité à Singapour. Le film suit le conflit dans toutes ses phases (occupation et blocage de l’usine, audiences au tribunal.....). L’engagement, l’émotion des salariés crèvent l’écran. Il faut dire par ailleurs que Jean -Marie Michel le délégué syndical qui mène le mouvement est un sacré personnage.

 

Ex Moulinex mon travail c’est capital / Matrie-Pierre Brêtas, Raphaël Girardot, Laurent Salters, réalisateur. - Doc net, 2000. - 88 mn

En juillet 1997 l’usine Moulinex de Mamers ferme ses portes. Nous suivons le parcours de cinq ouvriers dont la vie va être bouleversé. Entre recherche d’emploi, mutation et migration forcées, reconversion chacun cherche sa voie pour continuer à travailler. Entre résignation, espoir, révolte et lutte chacun réagit à sa manière.

 

            6) La souffrance au travail

 

Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés / Sophie Bruneau, Marc-Antoine Roudil, réalisateur. - Alter Ego films, 2004. - 80 mn

Entretiens entre des salariés et des médecins filmés dans des hôpitaux : Des témoignages exceptionnels sur la manière dont certaines conditions de travail peuvent destructurer un individu.

 

J’ai très mal au travail / un film de Jean-Michel Carré,réalisateur. - Montparnasse , 2009. -85 mn

Enquête sur la souffrance au travail. La souffrance n’est plus seulement physique elle devient psychologique. Stress, dépression se multiplient au point de devenir le type de pathologie désormais le plus répandu en entreprise. Les causes en sont multiples que divers spécialistes décryptent dans ce film : management intrusif, solidarité des travailleurs  et convivialité en berne sur les lieux de travail, isolement croissant de l’individu dans son poste de travail, concurrence féroce entre entreprises et précarité du marché que le salarié intériorise.  

 

 

            7) La fin du travail ?

 

La mise à mort du travail : la destruction l’aliénation la dépossession / Jean-Robert Viallet. - France téllévisions distribution, 2009. - 193 mn

Le travail et le rapport que le travailleur entretient avec lui sont entrés dans une grave crise, un processus inéluctable que le réalisateur analyse avec finesse à partir d’exemples concrets. Les troubles physiques liés à l’activité physique perdurent et la souffrance morale se développe. La rentabilité devient pour l’entreprise une véritable quête et pour le salarié une pression supplémentaire. Pour y parvenir on mobilise un management offensif centré sur la performance et l’excellence ainsi que les ressources que peut offrir l’organisation du travail et de la production. Un impératif de rentabilité renforcé par l’irruption des fonds d’investissement, nouvel acteur du capitalisme financier dont le seul objectif est de réaliser à court terme la plus value maximale sur les entreprises qu’ils achètent et revendent

 

 

            8) Travailler pourquoi ?

 

Attention danger travail /  Pierre Carles, réalisateur. - (C.P. Productions, 2004. - 105 mn

Et si le bonheur et la vraie vie, c’était de ne plus travailler. Le réalisateur à interrogé des chômeurs et des Rmistes qui ont fait ce choix. Une alternative qu’aucun ne regrette car ils y ont trouvé une exceptionnelle qualité de vie, même s’il la paye de nombreuses restrictions. Un documentaire iconoclaste en temps de crise mais qui nous amène à réfléchir sur la valeur travail. Pourquoi travaille t’on ? Qu’est ce que cela apporte à l’individu ?

 

            ) ......et bien d’autres films encore

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S
<br /> Pour vivre, il faut travailler. Mais dans certains cas, les conditions sont désastreuses, l'allusion est faite aux travailleurs dans la sous traitance nucléaire. Le travail est à la fois source de<br /> fatigue et de stress. De plus, dans ces entreprises de sous traitance nucléaire, les salaires sont bas et ne correspondent pas au travail fourni.<br /> <br /> <br />
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